Home / Guerre raciale / Toulouse : guidé par des voix, le clando qui a ravagé le Cotton Club ne sera pas expulsé

Toulouse : guidé par des voix, le clando qui a ravagé le Cotton Club ne sera pas expulsé

Leutnant
Démocratie Participative
08 mai 2019

Les lois de la République ont été appliquées dans toute leur rigueur.

La Dépêche :

«Vous avez agi avec une telle violence que les gens ont cru à une crise de démence».

Au tribunal correctionnel de Toulouse, le président Didier Suc toise le prévenu de 27 ans qui lui fait face. Mardi 30 avril, en fin d’après-midi, ce sans domicile en situation irrégulière a pénétré dans la célèbre brasserie columérine «Le Cotton Club». Fortement alcoolisé, il s’en est pris au mobilier de l’établissement sans raison apparente. «Des tables, des chaises, une trentaine de verres, la vitrine principale… Rien ne vous a résisté ! Il a fallu que les employés se mettent à 4 pour vous maîtriser», résume le magistrat. Dans la mêlée, un salarié a reçu plusieurs coups de poing en s’interposant. Bilan : 6 jours d’arrêt de travail.

Placé en garde à vue après les faits, le prévenu a poursuivi sur sa lancée : refus de signer les procès-verbaux, insulte contre son conseil et à l’officier de police judiciaire qui l’auditionnait, réticences aux questions du procureur… «Je n’étais pas dans mon état normal», argumente l’homme, assisté d’un interprète. Habitant de Colomiers, il était un habitué des lieux avant cet incident, mais n’avait pas consommé dans l’établissement mardi.

La facture rapportée par la brasserie est particulièrement salée : plus de 4 300 euros de dégradations. «Ce comportement réticent est alarmant. Il insulte, il menace, sans raison apparente. Il y a visiblement un problème de dépendance à l’alcool important», pointe la procureure, avant de requérir 6 à 8 mois de prison ferme et un maintien en détention. À la barre, Me Agba, son avocat, a une tout autre analyse : «Quand je vois le comportement qui a été le sien au moment des faits et après son placement en garde à vue, je m’interroge sur sa santé mentale, il dit entendre des voix ! Pourquoi quelqu’un qui est sans papier irait se mettre dans une telle situation ?».

Le tribunal après délibéré a condamné l’homme à 8 mois de prison ferme, avec un maintien en détention, il devra rembourser l’ardoise complète laissée à la brasserie.

Fort heureusement, le frère ne sera pas expulsé.

Commenter l’article sur /dempart/