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Toulouse : les slogans antisémites et les croix gammées étaient tagués par un homme « très bien intégré dans la communauté juive »

Le Libre Panzer
Démocratie Participative
19 mars 2019

« Hé, rabbi, qu’est-ce que tu fais ?! »

La Dépêche :

C’est l’ancien directeur de l’hôpital psychiatrique de Villejuif. À 64 ans, ce retraité de la Fonction publique dénote dans le box des prévenus du tribunal correctionnel. En couple avec une femme qui appartient à la communauté juive de Toulouse, il « ne s’explique pas » comment il a pu inscrire des phrases à connotation racistes et antisémites sur des bâtiments publics. Des banques, mais aussi les écoles municipales du quartier des Sept Deniers qui ont été prises pour cible le 11 mars dernier, au petit matin, à grand renfort d’aérosols de peinture et de « propos odieux », note le procureur ce lundi.

Il ne s’explique pas.

Pourquoi un juif irait taguer des inscriptions antisémites ? Des croix gammées ?

Serait-ce le moyen de monter de toutes pièces des persécutions imaginaires pour en retirer un énorme bénéfice politique ? Non, c’est impossible.

C’est un mystère.

« Associer les termes juifs et francs-maçons au dessin d’une croix gammée sont des faits très graves ». Il requiert notamment 2 ans de prison avec sursis et mise à l’épreuve ainsi qu’une obligation de soins. En effet, le prévenu reconnaît avoir un problème d’addiction pour lequel il est suivi et soigné. « Mais ce matin-là, j’ai rechuté et bu du whisky. Associé avec le puissant psychotrope, ça m’a rendu fou », explique-t-il.

Brun, tassé dans un pull-over beige, le sexagénaire reste calme pour tenter de comprendre comment il a pu inscrire ce genre de propos sur les juifs, les francs-maçons, mais aussi les Arabes qu’il voulait voir »dehors », à en croire l’un des six graffitis relevés ce 11 mars. « Je fête Kippour chaque année, j’amène ma femme à la synagogue. J’ai des amis musulmans et j’ai eu l’occasion de rencontrer des francs-maçons au cours de ma carrière : je n’ai rien contre ces gens », dit-il. Seul moment où il manque de s’agacer : l’évocation des 41 armes saisies chez lui en perquisition. « Toutes déclarées car je suis chasseur », rappelle-t-il au président Didier Suc qui évoque un « arsenal inquiétant ». Pour l’avocate de la Caisse d’épargne, dont l’agence route de Blagnac a été ciblée par une croix gammée, le prévenu voulait « crier sa haine avec des dessins ignobles ». Du côté des écoles municipales, c’est la mention « Corruption » avec des lettres « d’au moins 1 mètre de haut » qui a été inscrite à la bombe de peinture. Le retraité avait justement été condamné à Paris à 3 ans de prison avec sursis pour ces faits précis. « Il en veut aux institutions », estime l’avocate de la partie civile.

Du côté de la défense, Me Ludovic Sérée de Roch décrypte plutôt un homme en « désœuvrement ». « Il a un cursus brillant et exemplaire. C’est un ancien major de Fermat et il a fait toutes les grandes écoles. Il est très bien intégré au sein de la communauté juive de Toulouse. Il n’est pas un skinhead, un néonazi ou un antisémite de cité. Il n’entre pas dans les schémas traditionnels et n’a aucun antécédent de ce type. Il y a un côté maladif ou tout du moins, irrationnel dans ses actes ». Seulement poursuivi pour les faits de dégradations, l’ancien directeur de l’hôpital psychiatrique de Villejuif devra s’expliquer des faits d’incitation à la haine le 25 avril prochain. « Je déteste le Front national ! », lance-t-il au président, Didier Suc. Le tribunal de Toulouse vient de le condamner à 6 mois de prison ferme avec maintien en détention : 3 ans de prison dont 30 mois avec sursis. En outre, il a interdiction de porter une arme soumise à autorisation pendant trois ans.

Ancien directeur de l’asile de fous de Villejuif : c’était en fait marqué dessus.

Il faut cependant croire les mêmes qui nous jurent que 6 trilliards de juifs ont été transformés en savon dans les chambres à gaz d’Adolf Hitler.

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